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2008-01-27 11:39:02 : Renaissance dans la souffrance

Bonjour à tous,
cela fait pas mal de temps que je ne suis pas venu sur le forum pour cause de blessure et surtout à cause d'un gros coup au moral.
Petit récapitulatif, il y a deux ans j'ai eu une TFL au genou gauche, je n'ai pas pu courir pendant 6mois, j'ai repris progressivement et j'ai fait tous mes entrainements avec les vincennus. J'ai ainsi pu faire mes premiers 10km puis est venu le temps du semi de Paris en mars de l'année dernière. Il s'est très bien passé dans son ensemble, j'ai même fini plutot pas trop mal classé pour une première participation.

A partir de là j'ai sérieusement levé le pied en CAP, principalement pour avoir le temps de préparer correctement mes concours et le BAC. J'ai eu tout ce que j'avais présenté et un BAC à quelques dixièmes de la mention très bien. Tout allait bien pour moi, dès que je voulais quelque chose, je le travaillais à fond et je l'avais.

Puis j'ai voulu reprendre la CAP et là tout s'est cassé la gueule. J'ai trop poussé pour ma première sortie, je me suis explosé le genou droit. Bilan TFL à droite aussi. J'ai essayé de reprendre chaque mois à partir de septembre en diminuant à chaque fois les distances. Au mois de novembre j'en étais à 2km et pourtant après je boitais pendant une semaine. Mes 2 TFL me faisant un mal de chien. Je me suis posé plein de questions, j'ai un peu coulé, grosse période de spleen où j'ai été bien irritable, mes résultats de partiels s'en sont ressentis...
Pendant les dernières vacances je suis allé voir mon médecin du sport et surtout mon podologue, il ya 3 jour il m'a fait une nouvelle paire de semelles avec une majorité de nouveaux matériaux, il y en a plus de 7 par semelles. C'est drole ça me donne quelque chose de multicolore. Je suis l'un des premiers à tester ça, grosso modo j'ai cru comprendre que si cela ne marchait pas, il ne pouvait plus rien pour moi.
Donc grosse pression ce matin quand j'ai décidé d'aller tester tout ça.
Je me lève, il fait plutot froid, je regarde mon ancienne garde-robe, je ne sais pas quoi mettre. Un collant ? non surement pas, 8mois sans sport et mes jambes ne ressemblent plus à rien, j'ai l'impression d'avoir des bâtons, ya plus aucun muscle, j'ai honte... Donc ce sera un vieux jogging dégueulasse. Par contre pour le haut je remets mon T-shirt technique. Délicieuse sensation de retrouver cette matière légère sur ma peau. Je descends ensuite au local vélo, j'en prends un et 5min après je me casse la gueule dans la rue car j'ai déraillé. Impossible de remettre la chaine. Je le pose contre un mur et je décide d'aller courir directement, au lieu d'aller au lac daumesnil, ce sera la coulée verte.
Je commence à courir doucement, je n'ai plus vraiment l'habitude, les chaussures raclent souvent le sol, la foulée est maladroite, lourde... Malgré tout j'avance. Au bout d'un kilomètre j'ai le souffle court, un point de côté, tout un tas de coureurs sveltes, élégants me double. Ils ont la classe. et dire qu'il ya un an j'étais un vrai bambi (dixit Brinouille), c'était moi qui doublait les autres.
J'ai fait ma petite boucle : 2km314 exactement. J'avais à la fin les oreilles qui bourdonnaient, le coeur qui battait à fond, j'étais en sueur, trempé. Et pourtant j'ai du courir à 9km/h... mais j'ai vaincu mes genoux !

La reprise rend très humble, c'est dur, j'étais dans un état dans lequel je sortais quand je faisais mes séries de résistance sur piste.

Je suis conscient que j'ai un chemin énorme à parcourir avant de pouvoir de nouveau courir pour le plaisir mais je sais que cette fois je suis déjà sur ce chemin et pas à côté.

merci de m'avoir lu :-)

Les réactions

Par Martine, le 2008-01-27 12:24:21
Tu es vraiment, mais vraiment trop mignon"!!! Je suis contente à l'idée de te retrouver très vite. Recommence en douceur surtout, prends ton temps et tout ira bien.
Bises
Martine

Par Pierrot_75, le 2008-01-27 12:29:58
Bonjour Quentin !! Ce matin en évoquant le semi de paris de l'année dernière nous avons parlé de toi et nous demandions où tu en étais. Voici donc la répone ! Et plutôt positive ! Comme l'écrit Martine, prend ton temps et tu seras surpris de retrouver tes sensations .... Je suis vraiment content pour toi.
Tu peux également faire du vélo pour remuscler les quadriceps ..
A très bientôt

Par duduche, le 2008-01-27 12:38:44
Bonjour quentin,tu es vraiment un mordu de la course!! ,ne grille pas les étapes reviens doucement.
Courage et à bientôt;
duduche

Par Baghera, le 2008-01-27 15:32:50
je n'ai pas le plaisir de te connaitre "Bambi" mais je peux simmplement te dire qu'au bout du tunnel, il y a TOUJOURS une sortie, meme si tu ne vois pas encore la lumiere: avance et tu la reverras en cap

Par fils du vent, le 2008-01-27 15:42:53
Salut disciple(et d'abord respect pour le bac).
petit à petit, tu vas reprendre. et trés tranquillement redécouvrir tout un tas de sensations méme à 9kmh( ce qui n est pas rien)
je te conseillerais bien le vtt mais apparemment t 'as la maffre à vélo.
Sinon Il n y a pas que la course à pied dans la vie,l essentiel étant de pratiquer un entretien physique régulier.
donne des nouvelles. courage.

Par Marlène, le 2008-01-27 16:34:08
Félicitations pour tous tes objectifs atteints (mon fils passe le Bac cette année)et bon courage pour ta reprise. Tu sais ce que c'est que le travail. Pour la cap, c'est pareil. Ca reviendra.

Par Brinouille, le 2008-01-27 17:12:02
Salut Quentin,

décidément tu fais partie de ceux pour qui la CAP n'est pas un chemin tranquille. Mais comme je comprends ton spleen et ton entêtement ! Les sorties avec les Vincennus et le Club ne sont pas pour demain, le parcours sera long et lent, et les tendinites te guetteront toujours, mais je suis sûre que tu y arriveras, tout comme j'y arrive actuellement.

Prends ton temps, on y croit et on t'attend.

Par Ouille, le 2008-01-27 19:23:33
Salut Quentin, vraiment heureux d'avoir de tes nouvelles après tout ce temps, j'ai hâte de te retrouver à Pershing ou ailleurs, courage !

Par xuxu, le 2008-01-27 21:14:43
Comme Duduche, je pense que tu dois reprendre tout doucement avec un objectif comme le 10km de vincennes en juin pour le plaisir.

Par Pépito, le 2008-01-27 21:51:22
Bon retour Quentin,

Qui va (molto) pianissimo, va sano !

Par ledisciple, le 2008-01-27 22:01:29
merci à tous pour vos commentaires très touchants. Ca fait du bien, j'en ai pas mal bavé et je vais en baver encore et votre soutien fait chaud au coeur et motive pour continuer !

Par Parisi, le 2008-01-27 22:09:54
Je me souviens très bien de toi .

C'est bien de reprendre et c'est courageux .

La CAP a du te manquer beaucoup !!!

Bonne reprise !!!

En douceur ... surtout !!!

Parisi

Par mielou, le 2008-01-28 08:58:33
les reprises...
toujours aussi difficile
laisse le plaisir simple revenir
la vitesse, les km, tu as bien le temps...

Par GGBI, le 2008-01-28 09:18:31
Bravo pour le Bac et courage pour la CAP, tu es semble t'il sur la bonne voie.

Par Bikoon, le 2008-01-28 17:18:14
Salut ledisciple (excellent pseudo au passage),
Il semble que tu sois sur la bonne voie, je te le souhaite vivement.
Un arrêt forcé par blessure peut rendre dingue.
Comme souligné précédemment, prends ton temps pour revenir à tes précédentes sensations. Tu risques effectivement d'en baver, mais RIEN à voir avec la souffrance subie par une incapacité à courir.
Bon retour !
Bikoon

Par Chmat, le 2008-01-28 17:48:42
Salut Quentin !
Je suis de tout coeur avec toi. Les précédents commentateurs ont raison : as y mollo, c'est la seule méthode qui marche. Et bientôt tu regoutteras à ce que tu as connu dans le passé.

Par Delphine, le 2008-01-29 14:29:24
Salut Quentin,

En te lisant j'ai retenu une phrase: "j'ai vaincu mes genoux"...ca c'est déjà un très bon point. le reste suivra et tu sera de nouveau au top mais, parole d'ex TFLeuse, ne grille pas les étapes dans ta reprise.
Bonne reprise.

Delphine

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2007-03-11 17:19:37 : Semi par une belle matinée de mars... - 1 photo - 20 réactions

JE fais un copié-collé de ce que j'ai mis dans le post CR. CE n'est pas pour avoir plus de com' mais comme il s'agissait de ma première compet' sur cette distance je voudrai avoir une trace écrite plutard et je la trouverai bien plusfacilement si elle sur mon blog que sur un post de ce forum :-)




C'était mon premier semi. En fait cette année il m'est arrivé et il va arriver plein de trucs. Première course en compet, premier 10km, premier semi, le BAC, premiers concours pour des écoles de commerce...

Je ne savais pas trop sur quoi tabler car ces 3 dernières semaines mon kilométrage total a été inférieur à 40km... Donc je ne savais même pas si je terminerai la course !
Je décide finalement de partir sur des bases de 1h40 voire un peu moins si ça se passe bien vers le 15ème.

Vers 8h30 je prends le métro à nation. JE passe devant les stands de ravito, je m'arrête, je regarde un long moment. Puis je lance un timide bonjour à un bénévole. JE lui raconte rapidement que c'est mon premier semi, que j'ai pu admirer l'importance de leur travail lors du marathon de paris 2006 quand j'étais spectateur, et je termine par un "merci de faire tout ça pour nous, vous n'êtiez en rien obligé d'être présent ici à 7h30". Le gars me répond qu'il fait ça parce qu'il aime et que ça lui semble tout à fait normal puis il me lance un "bon courage". JE file m'engouffrer dans le métro bondé.
On se retrouve avec Brinouille, Jean-Luc, Pierrot, Fabrice M. Le départ se passe plutot bien. Il fait un temps magnifique e j'ai un moral d'enfer.
On arrive au cours de Vincennes, le rythme est bon. Premier ravito, je prends une bouteille et un sucre et on poursuit tranquillement. Passage au 5ème en 23'15. ça colle on est dans les temps. On passe la place de la Bastille, j'ai toujours une pêche de malade. Brinouille par contre est un peu haute dans ses pulsations. Je crois qu'on se sépare d'elle ainsi que Fabrice vers le 8ème.
On contourne ensuite l'hotel de ville, petit passage sur les quais. Là ya un super groupe de percussions. J'ai eu des frissons en passant devant, ça m'a dopé pendant 2km après !
Puis retour vers bastille, je manque de percuter une mamie qui traversait avec son cabas (ok elle était sur un passage clouté, le feu était rouge sauf que c'était semi-marathon !!). Le ravito est assez bordélique à cet endroit, on est hyper serrés, ça se bouscule pas mal mais j'arrive quand même à prendre mon ptit sucre et ma bouteille.
Passage au 10ème en un peu plus de 46'30 de je crois.
Remontée de l'avenue daumesnil. Je croque mon sucre par petit bout, j'arrive pas à le manger, j'en ai partout sur la main. DOnc je jette le bout minuscule qui reste. J'arrive pas non plus à boire, mais je me dis que ça se passera mieux quand on ne montera plus et je la conserve avec moi. Sauf qu'à partir de là on enchaine les cotes, les descentes, les cotes... Pff ça casse un peu.
Je laisse passer Pierrot et J-L devant pour qu'ils me tirent.
On arrive au 15ème, dernier ravito. J'ai un peu mal au ventre mais ça va, je suis trop bien sinon, bien mieux que lors d'un 10km, je me sens pret à soulever une montagne et en plus on est sur les bases de 1h38 là. Donc tout roule.
Je suis à 10m de Pierrot et J-L toujours. Arrive un peu après le 17ème. Et là c'est la grosse catastrophe pour moi.
J'ai rien vu venir. En l'espace d'une seconde je sens une grosse barre juste sous le cœur, au niveau du sternum, ce n'est pas un point de côté, mon coeur part en vrille, j'ai les temps qui explosent. Je me retrouve plié en deux 50m après. Et même si je ne fais que marcher ça fait de plus en plus mal.
Le moral s'envole tout de suite : j'ai eu exactement le même problème ya 1 mois lors d'un entrainement en allure semi. Ce jour là j'avais dû m'assoir sur un banc 10min et j'avais jamais réussi à recourir derrière. J'essaie de me calmer, j'ai trop mal c'est horrible, je marche un peu, je bois bien puis j'essaie de trottiner.
Le chrono me ramène durement à la réalité 6'11 pour le kilo... Et j'arrive toujours pas à reprendre mon allure ! Finalement ça passe un peu, j'accélère et je rattrape Sabrina, assez surprise de me retrouver.
On fait 2kilos ensemble mais je me retourne et je vois les ballons bleus à 20m. JE veux pas du tout me faire doubler par eux, c'est pas possible (comme le dira Brinouille après, "et bah... t'avais de l'orgueil avec les ballons, à cause ton ego tu voulais surtout pas te faire distancer ;-) ). Je le dis à Sabrina, on accélère un peu mais ses puls vont exploser. Alors je fais mon accélération tout seul pour revenir à 4'35 au kilo.
Dernier rond point avant la dernière longue ligne droite. Il me coupe les jambes, c'est bien trop serré et comme un con j'ai pris la corde, ça comprime beaucoup, les coureurs ralent un peu. J'entends le meneur d'allure dire à tout le monde "lachez-vous on est dans le temps, moins de 1h40, ceux qui le sentent, foncez on est arrivé".
Je jette un coup d'œil au chrono, les espoirs se dissipent pour moi : j'ai franchis la ligne de départ 1' avant eux...
Donc je donne tout ce que j'ai, c'est à dire plus rien ! lol
Sourire aux photographes et je passe la ligne dans un état très limite (j'ai beaucoup pensé à la phrase de Baltha : dans les courses, les derniers 400m en 1'20, toujours... trop dur pour moi ça!)

Bilan 1h41'20, j'ai hyper mal au ventre là, je titube pas mal, je me sesns pas bien du tout, j'arrive pas à prendre des fruits, ni de l'eau...

Je file au vestiaire, récupère mon sac. J'ai 10sms en attente de ma copine, qui semble avoir couru la course en même temps que moi dans sa tête car même si elle ne savait pas du tout ce qui m'arrivait elle a tout deviné, j'ai l'impression qu'elle me raconte ma course (sf le petit accident du 17ème).

Je l'appelle, elle est trop contente que je ne sois pas blessé... lol je l'avais un peu fait flipper avec ça, vu l'état très moyen de mon genou droit. Puis je file à la maison.

Mon père allume le PC, regarde le classement et m'appelle. Je suis trop content, je suis 13ème sur 120 dans les juniors et 4425ème au classement général.
Sauf que là je suis un peu con, je regarde quelle aurait été ma place si j'avais fini en 1h38 comme prévu, et bah ça aurait été 6ème sur 120... DOnc objectif clairement défini pour les 20km de Paris, comme je serai encore junior faut faire péter le chrono !


Je garde un super souvenir de cette course car j'ai eté au top de ma forme pendant toute la course à part mon pépin, j'ai eu l'impression de faire une sortie dominicale, on a pas mal papoté avec JL et Pierrot. Bref super souvenir à renouveller au mois d'octobre :-)

Bonne fin de WE à tous

Quentin

2007-02-07 16:41:16 : Quand une classe s'ébroue sous la neige - 0 photo - 12 réactions

Bonjour à tous,

le dernier billet commençait à dater un peu et c'était pas très réjouissant ! Il est temps de démarrer une nouvelle page.

Ce matin réveil au milieu des flocons, je prends mes affaires et zou c'est parti pour une 2 heures interminables de maths...
La cloche sonne enfin, c'est l'heure de la délivrance, la classe se dirige vers le stade Paul Valery pour la première séance de 3*500m en EPS.
J'aimais pas cette séance l'année dernière, trop physique, toujours l'impression de mourir à la sortie du dernier virage et en plus j'étais pas très bon, je me situais dans la masse... J'espère que ça se passera mieux cette fois. Donc on monte aux vestiaires, je me change, j'enfile mon collant, je mets le T-shirt des Foulées de Vincennes, me runnings et je sors.
J'essuie une pluie de commentaires sur ma tenue, ça se moque gentiment, on a pas l'habitude de voir un élève en collant et effectivement autour de moi c'est jogging avec convers aux pieds...
C'est pas bien grave on verra si ça rend plus performant sur piste, en attendant tout le monde me pose des questions sur combien de fois je cours par semaine, mes projets... Bref pour la 2ème fois je passe pour un Alien en expliquant que je prépare le semi-marathon de Paris !
Rapide exposé du prof pour la description du déroulement de l'épreuve et c'est parti sur la piste. Je sais pas si c'est du à ma tenue mais je me vois confié la responsabilité de l'échauffement collectif. Donc c'est parti pour 3 tours de terrain, ça grogne, ça veut pas courir sous la neige... Tant pis, j'accélère un peu et je fais mes montées de genoux, talons fesse, pas chassés de mon coté.
On commence le cours proprement dit par 2*250 en allure 500m. Je suis plutot bien. Puis 3ème 250m en sprint, ça part assez vite, je me retrouve 5ème, ya trop de monde dans le virage pour doubler donc j'attends les derniers 60m et je lache le turbo. Avec une facilité déconcertante je mets 10m au second, je suis assez surpris de moi, c'était pas du tout ça l'année dernière.
Par contre je le regrette assez vite, je suis assez cuit et 1' après c'est reparti pour une 4ème série où je reste bien sagement en arrière.

En fait il y a des groupes de niveau et je me retrouve dans celui des têtes brulées où tout le monde veut me prouver qu'il est meilleur, avec mon entrainement régulier je suis attendu au tournant.
On termine la séance par un 500m en condition d'évaluation pour les 10meilleurs. Le reste (60pers) attend sagement près de la ligne d'arrivée.
Je suis complètement cuit, je retrouve exactement les mêmes sensations que l'année dernière, je déteste vraiment cette épreuve mais pas le temps de se lamenter, le départ est donné. Comme d'habitude je me retrouve au milieu d'un groupe vachement compact, j'arrive pas à bouger du tout. Il y a en permanence des coups d'accélération suivis 50m après par un bon frein, c'est assez crevant à suivre, on se tamponne un peu. Au bout de 400m je suis mort j'en peux plus, accélération générale, 4 courageux s'échappent, le reste est dans le même état que moi. Et je me dis qui finalement j'ai rien à perdre donc j'augmente la cadence mais les autres sont déjà 10m devant et je sens que je vais exploser en vol. Et bah non ! Une impression de voler, je remonte, je réduis la foulée, j'accélère la cadence pour ensuite augmenter de nouveau la foulée (lol j'arrive pas à augmenter la cadence avec une foulée longue...) et je passe devant.

Bilan 1'20 pile poil.

Je suis vachement content, l'année dernière je tournais ça en 1'39 dans les meilleurs jours et j'en pouvais plus alors qu'aujourd'hui la séance m'a semblé assez facile. Je pensais pas que l'entrainement apporterait autant. De plus on a la chance d'être filmé et dans les vestiaires on a repassé les cassettes de l'année dernière en comparant avec cette course. C'est hallucinant de voir que ma foulée a totalement changé, ça fait "plus professionnel" comme disent les autres. Et en sortant certains me disent "super belle ta foulée, tu fais comment ?" Comme s'il y avait une réponse à cette question... Il suffit juste de faire un entrainement régulier et d'observer les autres coureurs. On a tous une "bonne foulée", maintenant comparez avec des kenyans, je passerai pour un minable après tant ces hommes ressemblent à des oiseaux quand ils courent. Bref petit plaisir personnel ce matin que je tenais à partager, je me suis enfin réconcilié avec l'épreuve de 3*500 !

Quentin

2006-11-07 18:06:50 : Quand courir rime avec pleurer... - 1 photo - 27 réactions

On est sur un forum de CAP et pourtant ce qui suit n'en parle pas vraiment. On pourrait se croire sur un blog de skyblog Martin raconte ses problème de coeur avec Martine et pourtant...
Je vous préviens ça va être assez long car il faut que "je me vide" et c'est pas gai donc ne vous forcez pas à tout lire...

Tout commence hier matin, la grande joie de retrouver ceux qu'on aime, de parler des vacances des uns et des autres. Puis très vite tout bascule, LA fameuse nouvelle. Sans m'en rendre vraiment compte, j'attendais ardemment de la revoir depuis cette coupure brève de 10jours. Mais elle attendait désormais de revoir celui qui en l'espace d'une semaine a ravi la place qui était mienne... je ne réagis pas ou presque, allant même jusqu'à manger à sa table. En fait je ne calcule pas ce qui s'est passé.
Les heures passent, je retourne chez moi, seul. Malgré une douleur au mollet je décide de rejoindre le club des moustiques au stade Paul Valéry. Tout le monde se parle dans les vestiaires, l'ambiance est chaleureuse mais je suis en retrait. Les moustiques prennent leur envol vers le bois de Vincennes. Je reste en retrait, encore... Au bout de 10 min je fais demi-tour et m'enfonce dans la nuit noire. J'ai besoin d'être seul. Des larmes chaudes ne tardent pas à perler sur ma joue glacée et une question revient de façon lancinante, Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?... Je murmure des "je t'aime" à chaque foulée, 1326 paroles s'envolent, légères, vers le ciel, vers sa fenêtre mais retombent lourdement... brisées par le mur de silence qui m'entoure...
Arrivée au stade. je me positionne sur la piste. En théorie 10*400m, 1'15 de récup.
Premier temps : 1'33
j'accélère pour la suite, 1'30, 1'28, 1'27, 1'23.
Déjà la moitié de la série. Je commence à sérieusement morfler mais j'en ai rien à foutre, la récup tombe à 1'. 1'22, 1'20, 1'15. Plus que deux séries. J'ai hyper mal, une envie très forte de vomir. J'ai jamais approché dans ma vie des temps comme ça mais je sens plus mes jambes. Je pleurs toujours, enfin je sanglote comme un misérable et je me fais du mal. Il faut dire que je me suis fixé un défi con lors de la 2ème répétition, si chaque temps est inférieur au précédent elle reviendra.
Avant dernière série, 1'10... Je suis au bord de l'implosion, j'arrive presque plus à souffler, je hape l'air désespérément. Ultime répétition... 1'13... Adieu jeune demoiselle, merci d'avoir égayé ma vie un instant...
Après un très long temps de récup je rentre chez moi en courant, enfin en essayant, je n'arrive pas à poser le pied droit au sol. Je lache toutefois un dernier murmure à son attention "je t'aime" mais la réponse est bien connue "je t'aime... bien."

Tout est dit.

Voilà on aurait dit un jeune ado qui raconte sa petite histoire de coeur pitoyable. Mais après tout je ne suis qu'en classe de Terminale... et accessoirement en phase terminale côté amour.

Je me suis décidé à poster ce billet quand j'ai vu celui de Delphine, ça a fait Tilt dans ma tête, je voulais parler de ça à quelqu'un, en l'occurrence vous. Aujourd'hui je ne peux toujours pas marcher, j'ai mis 30' pour arriver à me lever ce matin et j'ai été malade toute la journée. Par contre cette sortie m'a paradoxalement fait du bien, je vais un peu mieux, j'ai réussi à extérioriser ma haine, mon dépit, ma tristesse. La CAP sert aussi à ce genre de chose.

Quentin

2006-11-04 11:53:18 : Oulala ça fait mal au ventre.... - 3 photos - 7 réactions

Bonjour tout le monde !

Hier au programme il y avait du seuil. J'en avais déjà fait lundi en Bretagne et ça avait été magnifique : je m'étais trouvé une route qui faisait un peu plus de 1000m et qui longeait la cote sauvage. Donc par un magnifique soleil couchant je m'étais lancé, les sensations étaient bonnes le soleil me chauffait tantôt le dos tantôt ma face rougie et un peu (beaucoup) grimaçante :-).
Mais en 5 jour le temps avait complètement changé, quand je suis parti à vélo il faisait 5 dehors, heureusement que Sedef m'avait conseillé juste avant de prendre mes gants, j'en ai profité pour fourrer mon collant dans le sac. J'ai enfourché mon vélo et je suis parti assez rapidement car comme d'hab j'étais pas vraiment en avance. Seulement la roue avant semblait bizarre et pour cause y avait plus du tout d'air ! Bon c'est pas grave j'ai continué comme si de rien était, j'ai pris la longue descente qui mène au stade et comme à l'accoutumée petit coup de frein sec avant de prendre le virage assez serré pour la dernière ligne droite. Et 1 seconde après je me suis retrouvé par terre : le pneu avant avait "déjanté" et j'avais pris le virage sur le métal de la roue donc forcément ça avait glissé. La soirée commençait bien ! Donc j'ai porté mon vélo sur l'épaule et je suis arrivé en courant comme un zombi au vestiaire où on était déjà une ptite quinzaine.
Echauffement rapide dans le bois de vincennes pendant 25' puis retour sur la piste pour le seuil. J'avais pour objectif de faire 5*1000 en 4'10 et il se trouve qu'on était 2 dans ce cas donc le seuil s'est super bien passé car on faisait tous les 2 les lièvres quand l'autre ralentissait.
donc au final ça a donné
4'05
4'08
4'05
3'59
4'05

avec 2' de récup entre chaque.

Par contre à partir de la fin j'ai eu hyper mal au ventre mais c'était pas un point de coté et ça m'avait déjà fait ça lundi. Est-ce qu'on doit avoir une alimentation spéciale pour ce genre de séance ? Il faut manger 2h avant ?

Bref ensuite je suis resté en tenue, j'ai repris mon vélo sur l'épaule et je suis parti en courant. Je suis arrivé complètement explosé à la maison avec 30' de retard et là ma mère m'a engueulé pour ça et m'a dis que pour la peine j'avais 5' pour vider toutes les courses de la semaine qui attendaient sagement ma venue dans le coffre de la voiture...

alors on dit quoi : MERCI MAMAN !!!

Bon Week-end à tous ;)

Quentin

2006-10-20 22:39:23 : Sortie by night au milieu des moustiques - 0 photo - 11 réactions

Bonsoir tout le monde :-)

Au programme de ce soir une sortie en seuil, dans le cadre du 10km d'Issy les Moulineaux je tablais sur 6*800m en 3'16 récup 2'.

Après une journée catastrophique du point de vue personnel j'attendais avec impatience cette sortie. Vers 18h15 je prends mes affaires et je me dirige vers le Stade Paul Valéry dans le 12ème arrondissement. Trajet fort sympathique à zigzaguer au milieu des voitures, se faire doubler sans cesse par les scooters qui passent à 20cm de vous dont un qui me propose de faire la course avec lui (et oui dans la rue comme partout ailleur ya des cons finis)... no comment. J'arrive au stade, un petit coup d'oeil sur la piste, elle est en fin débarassée des camions, buldozers et sacs de sable, je vais donc pouvoir m'entrainer dessus. Erreur ! elle semble débarassée mais on ne peut toujours pas y accéder, donc une fois de plus va falloir faire du seuil en nature. Génial, il fallait juste que je pense à prendre la lampe frontale :-). Changement rapide dans les vestiaires, puis je retrouve tous les moustiques, les membres du club du même nom, et la caravane s'ébranle en direction du Polygone dans le bois de Vincennes, il est 18h45. Au petit trot nous parlons des résultats des uns et des autres au 20km de paris et les très bonnes perf' du quatuor, composé par quelques vincennus entre autres, sont vivement commentées : "ils se sont vraiment défoncés", "une perf géniale"... ;-)
le temps passe gentiment, nos foulées s'allongent tout comme nos ombres, à part un ciel rosé on ne distingue pas grand chose. c'est la tombée de la nuit : le moment où les moustiques passent à l'action.
C'est parti pour 3 tours du polygone (3410m à la corde) à allure soutenue. La visibilité étant fortement dégradée j'abandonne mes 800m, je suis incapable de voir les repères au sol. Je suis le groupe, le rythme est dynamique, ça se passe bien pour moi mais petit à petit les distances se font plus grandes, le cardio monte, le souffle devient court, ça tire un max au niveau des fessiers et je vois de moins en moins bien. Je poursuis la lutte mais le coup de grace arrive : une douleur aïgue sur la face externe du genou gauche. C'est le jackpot, je m'arrête tout de suite de courir et à ce moment là le moustique que je suis vient de se prendre la tapette en pleine face... J'ai envie d'une chose : pleurer. Ca fait 2 jours que tout me tombe dessus, j'ai mis 6mois à guerir de ma TFL et voilà que ça recommence. Je marche donc, seul, certains moustiques sont venus me voir je leur ai dis que tout allait bien et qu'ils pouvaient poursuivre leur course, j'en ai marre, il fait tout noir, j'ai mal et je croise plus personne depuis un bon bout de temps... Bref je brois du... noir, c'est de circonstance...
On se retrouve finalement à trois, puis on décide de rentrer, il est bien tard alors doucement je repars, aucun signe du genou, tout semble arrangé. Par contre on doit se concentrer on ne voit strictement rien et en plus on parle du film "le projet Blairwitch (je suis aps sur de l'orthographe là)" donc ambiance dans le bois! lol D'autant plus qu'on remarque qu'on s'est paumé :-)

Et finalement on arrive au stade, tout le monde s'est déjà changé, a pris sa douche alors que nous avons mal partout et qu'on a envie d'une seule chose : un lit. mais avant ça il faut appeler maman et lui expliquer pourquoi j'ai autant de retard (imaginez vous la scène, je suis mort, et ma mère m'engueule et je répond oui tout le temps comme un automate pour pouvoir raccroché le plus vite possible :-))...

Voilà fin de la soirée, je suis rentré à vélo au milieu des scooters encore et je me sens fatigué mais bien. Allez hop dodo, car demain réveil à 7h pour être à l'heure au tennis puis à mes 2h de maths.

Merci d'avoir lu jusqu'au bout ce billet, c'était pas forcément très palpitant :-)

Bonne soirée

Quentin

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